09 novembre 2021

Emmanuel Macron s’est adressé aux Français ce mardi 9 novembre pour faire le point sur la situation sanitaire mais également faire un premier bilan de son quinquennat.
Pour la 9ème fois depuis le début de la crise sanitaire, le Président de la République s’est adressé aux Français pour répondre à leurs interrogations sur la situation sanitaire, sociale, économique et géopolitique.
Emmanuel Macron s’est tout d’abord félicité de la mobilisation française et européenne durant cette crise qui a permis à 51 millions de Français d’être désormais totalement vaccinés, faisant de la France l’un des pays les mieux protégé face au Covid-19. Mais le Chef de l’Etat a été clair : nous n’en avons pas terminé à la pandémie alors que les experts estiment que la cinquième vague a déjà débuté en Europe tandis que l’on voit ses premiers signes en France dans l’augmentation du nombre de cas dans les hôpitaux.
Le Président de la République a alors lancé un appel à la responsabilité des 6 millions de Français qui ne sont pas encore vaccinés, mais également appelé à la vigilance et au renforcement des gestes barrières et des contrôles du pass sanitaire. « Être libre dans une nation comme la France, implique d’être responsable et solidaire », a assené le Chef de l’Etat qui a également rappelé qu’une personne vaccinée a 11 fois moins de risque de développer un cas grave du Covid-19.
Troisième dose obligatoire dès le 15 décembre pour les plus de 65 ans pour avoir un pass sanitaire valide
Aussi, Emmanuel Macron veut désormais accélérer la campagne dite de « rappel », pour les personnes ayant été vaccinées depuis au moins 6 mois et qui voit leur défense immunitaire face au virus baisser. Pour inciter à cette vaccination, le maintien du pass sanitaire des personnes de plus de 65 ans et les personnes atteintes de comorbidités se verra conditionné à l’injection d’une troisième dose à compter du 15 décembre.
Dans le même temps, une campagne de vaccination de cette troisième dose sera lancée dès le mois prochain pour les personnes âgées de 50 à 64 ans.
Pas d’assouplissements du protocole sanitaire en vue
« Tous les assouplissements un moment envisagés sont reportés à une date ultérieure pour conserver les règles en vigueur. » C’est la décision du Chef de l’Etat face à cette cinquième vague qui menace d’arriver en France.
Concrètement une mesure comme le port du masque obligatoire à l’école va donc être maintenue et même étendue aux écoliers de tous les départements de France métropolitaine dès lundi – une mesure qui a d’ailleurs fait son retour cette semaine dans les écoles iséroises. Emmanuel Macron a tout de même promis d’adapter encore une fois les dispositions territoire par territoire, en fonction de l’évolution de l’épidémie.
Le bilan des mesures économiques et du premier quinquennat Macron
Face aux Français, Emmanuel Macron a ensuite défendu sa stratégie du « quoi qu’il en coûte » couplé au plan de relance de 100 milliards d’euros qui a permis selon lui à la France non seulement de résister à la crise mais aussi d’avoir eu très rapidement de bons résultats économiques. C'est d'ailleurs pour cela, et alors que la cinquième vague menace le pays que le Chef de l'Etat a assuré que les Prêts Garantis par l'Etat seront prolongés jusqu'en 2022.
Le Président est ensuite revenu sur sa politique en matière de santé et les 19 milliards d’euros du Segur de la Santé, qui vont notamment permettre de restaurer et rénover plusieurs milliers d’établissements, mais aussi d’augmenter en moyenne entre 200 et 400 euros par mois les salaires des soignants.
Le Chef de l’Etat a ensuite rappeler son objectif du plein emploi alors que le chômage est à son niveau le plus bas « depuis plus de 15 ans ». L’occasion pour lui de rappeler le changement de règles pour indemniser les chômeurs au 1er décembre. Il faudra désormais travailler au moins six mois dans les deux dernières années pour être indemnisées. « Les demandeurs d'emploi qui ne démontreront pas une recherche active d'emploi verront leurs allocations suspendues. » a-t-il ensuite déclaré, sans donner plus de précisions.
Pour ce qui est de la réforme des retraites « les conditions ne sont pas réunies pour relancer ce chantier » a estimé le Président de la République. Mais il promet des « décisions claires » l’année prochaine, sans préciser si ce sera avant ou après la présidentielle. Son crédo reste en revanche le même « travailler plus longtemps en reculant l’âge de départ », mais aussi promettre une pension à au moins 1000 euros pour une carrière complète et la fin des régimes spéciaux.
Les orientations pour le futur
Le discours du Président de la République a alors déjà pris un virage beaucoup plus politique, ressemblant à s’y méprendre au premier discours inavoué du candidat Emmanuel Macron à la présidentielle de 2022.
Après avoir rappelé que 10 000 policiers et gendarmes ont été recrutés depuis 2017 et que le budget de la Justice a été fortement augmenté, le Chef de l’Etat s’est concentré sur ce qu’il a appelé « les défis de l’avenir ».
Le Président de la République a affirmé que de nombreuses décisions importantes allaient devoir être prises en même temps avec le plan France 2030 sur des secteurs aussi variés que la décarbonisation, le spatial ou encore le maritime.
Emmanuel Macron a notamment annoncé son intention de « relancer la construction de réacteurs nucléaires » en France, tout en continuant de développer les énergies renouvelables.
Par Thomas Bantchik