18 octobre 2022
Cela concerne surtout les communes proches d’aires de repos d’oiseaux migrateurs.
Le ministère de l’Agriculture a récemment relevé le risque d’influenza aviaire sur l’ensemble du territoire de « faible » à « modéré ». Un changement alors que le virus circule activement chez les oiseaux sauvages en cette période de migration Nord-Sud. Aussi plusieurs mesures la surveillance de la maladie et de protection des oiseaux captifs ont été renforcés.
Dans les 91 communes classées en zone à risque particulier (ZRP), souvent sur les berges du Rhône et les trois îlots de commune autour de l’Isère, il est désormais :
- Obligatoire de mettre à l’abri les oiseaux d’élevage et de basse-cours dans un bâtiment ou êtres protégés par des filets ;
- Interdit d’organiser des rassemblements d’oiseaux, sauf dérogation ;
- Interdit de faire participer les oiseaux issus d’élevages de ZRP à des rassemblements, sauf dérogation ;
- Interdit de transporter et de lâcher du gibier à plumes, sauf dérogation ;
- Interdit de transporter et d’utiliser des appelants pour la chasse au gibier d’eau, sauf dérogation.
Dans l’ensemble du département de l’Isère, il est sinon également interdit d’organiser des lâchers de pigeons. Les détenteurs d’oiseaux doivent maintenant se déclarer auprès de la DDPP.
Une maladie contagieuse
Pour rappel, le virus de l’influenza aviaire est une maladie animale infectieuse virale et contagieuse qui affecte les oiseaux sauvages et d’élevage. Les symptômes sont principalement respiratoires, digestifs ou nerveux, ou simplement une perte d'appétit ou de ponte. L’influenza peut entraîner une forte mortalité des oiseaux d’élevage et désorganiser complètement la filière des élevages avicoles. Ce virus n’affecte pas la qualité de la viande et des ovoproduits.
Par Thomas Bantchik