Gros coup de filet pour les forces de l'ordre.
Un trafic international de stupéfiants a été démantelé entre l’Espagne et l’agglomération grenobloise. Deux personnes ont été mis en examen « pour leur implication présumée dans l’importation de stupéfiants puis placés en détention provisoire », indique le parquet de Grenoble.
L’enquête débute au début du mois d’octobre dernier. Les enquêteurs du détachement de l’office antistupéfiants du service de police judiciaire de Grenoble ont reçu une information selon laquelle « un individu gérait un stock de produits stupéfiants entreposé en périphérie de l’agglomération grenobloise ».
Lors des investigations, le mis en cause a été identifié. Il s’agit d’un Grenoblois de 46 ans, ayant déjà fait l’objet de plusieurs condamnations pour importation de produits stupéfiants. « De multiples surveillances appuyées de moyens techniques conséquents permettaient de confirmer la présence d’un box de stockage au sein d’une société de location d’emplacements pour caravanes et camping-cars », précise le parquet.
Il y a moins d’un mois, le 23 avril dernier, les enquêteurs ont remarqué « l’objectif principal sécuriser la remontée d’un poids lourd espagnol jusque dans le secteur de Vinay, non loin du box conspiratif, indiquant un déchargement de produits stupéfiants et confirmant le rôle de trafiquant du mis en cause ». Grâce à cette opération, le chauffeur a pu être identifié. Il s’agit d’un Marocain de 31 ans.
C’est après un ultime déplacement entre l’Espagne et La France dans la nuit du 16 au 17 mai, que le principal trafiquant, qui avait pris la livraison, a été interpellé. La fouille de son véhicule a permis la découverte de 12 « valises marocaines » contenant 247,5 kg de résine de cannabis.
Le poids lourd a lui été intercepté un peu plus loin, sur l’A48, en direction de Lyon, sur l’aire du Réaumont. Les forces de l’ordre ont pu également mettre la main sur 4,2 kg de résine de cannabis supplémentaires. « La voiture du principal mis en cause, ainsi qu’une moto lui appartenant, ont été saisies au titre des avoirs criminels », conclut le parquet de Grenoble.
A l’issue de leur garde à vue ce vendredi 20 mai, les deux mis en cause ont donc été mis en examen et placés en détention provisoire, comme indiqué un peu plus tôt.
Par Baptiste Berthelin
Crédit photo : Parquet de Grenoble